La fête des chants de marins
Région Chaudière-Appalaches
La fête des chants de marins de Saint-Jean-Port-Joli, Du 19 au 22 août 2010 au Parc des Trois-Bérets


 

Dictée maritime 2010

Par

Alain Franck

 

 

L’ennemi du marin

 

La mer maltraite parfois les équipages, même durant la pétole. Entre les mouvements de la mer et les mauvaises odeurs venues de la sentine par les anguillers, il y a de quoi, effectivement, retourner l’estomac. Dès lors, le mal de mer est la hantise permanente du passager et du marin. Chacun montre alors un visage différent. Ce mal dangereux n’épargne personne, pas même la maistrance.

 

Mais le pire se manifeste lorsque la victime, couchée au fond du tillac près des fourcats, a commencé à se laisser aller, c’est-à-dire à ne pas manger et à ne plus rien faire. C’est la plus mauvaise attitude. Se nourrir d’endaubage quand il ne reste plus qu’une portion de mâchemoure mélangée avec du rack n’arrange en rien les choses. Pendant que l’homme de quart, appuyé sur le surbau du rouf, jongle avec la règle de Cras, ce mal continue à répandre la terreur à bord du houari qui tente de capeyer entre deux talwegs pour atteindre la prochaine aiguade.

 

Si les mousses, ne craignant pas les piqûres d'hains, sont capables d’ébreyer la morue en pareilles circonstances, pour d’autres il n’est pas question de monter jusqu’aux jottereaux pour empêcher une voile de faseyer ou de carguer le perroquet. Tant pis si les pommes de racage, enfilées sur un bout de lusin pour empêcher le raguage, en viennent à forcer sur les mâchoires de l’encornat ; un coup d’anspect finira bien par soulager le gui. La drisse de corne aiguilletée au ringot puis passée dans le margouillet permettra alors d’apiquer la voile comme il se doit.

 

Quand le vent arrive de tout rhumb et que la houle bat son plein, les passavants le long des batayoles ne sont jamais assez larges pour celui qui n’a pas le cœur bien accroché. Pour gagner son salut, il ne lui sert à rien d’attraper le halin pour se diriger vers le dinghy suspendu aux portemanteaux.

 

Fait curieux, personne n'a jamais le mal de mer à terre.

 

 

 


   

 LES MOTS À LA DÉRIVE

Concours littéraire 2010

  


                                      « C'est sur le bord du Saint-Laurent ... »


Un concours destiné à tous les écrivains amateurs n'ayant pas encore été publiés par une maison d'édition. Sont invités à y participer tous les gens inspirés par une histoire vécue ou imaginée ayant pour sujet la mer et le fleuve Saint-Laurent, et pour thème «C'est sur le bord du Saint-Laurent...».

Le texte doit être original et rédigé en français, ne doit pas dépasser 5 pages ou 1 500 mots à 1.5 interligne.  Il peut adopter toute forme littéraire.  Une même personne ne peut remporter un premier prix deux années consécutives.

Les textes devront être expédiés au bureau de la Fête des chants de marins au plus tard le vendredi 2 juillet 2010. Les frais d'inscription sont de 20 $ pour les adultes et sont gratuits pour les 20 ans et moins (Volet Relève).

Ceux qui voudraient avoir une idée de la qualité des textes primés les années passées peuvent se procurer le recueil intitulé Les mots à la dérive publié récemment. Ils auront en prime beaucoup de bonheur à le lire. On peut le commander par téléphone ou par courriel au chants.marins@globetrotter.net pour la somme de 22 $ (frais de poste inclus).

Un jury composé de trois personnes ayant une compétence reconnue en littérature formera le comité de sélection.

Prix des auteurs : 

               
Prix « Vaste Océan »    300 $
                Prix « Douce Mer »        200 $
                Prix « Grand Fleuve »   100 $  (Volet Relève)
 
Les textes gagnants seront lus devant public après la dictée maritime qui se tiendra le dimanche 22 août 2010. 

Veuillez prendre note que les textes gagnants demeureront la propriété de la Fête.

Retournez votre formulaire (pdf) et votre texte à:

Concours littéraire
La Fête des Chants de Marins
114-A, avenue de Gaspé Est
Saint-Jean-Port-Joli (Québec)
GOR 3GO

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